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Prologue - mai 1939- Sainte-Anne-Presqu’île de Crozon/Thriller historique ombres secrètes Crozon Martinique

                                               Prologue - mai 1939- Sainte-Anne-Presqu’île de Crozon
                                  « Au secours ! Non ! De quel droit choisir pour nous sans notre avis ? »
Mai 1939. Deux voix s'élèvent à l'unisson dans l'air lourd de la plantation de Sainte-Anne. François de Monclair et son cousin Loïc de Beauregard hurlent leur douleur. L'incompréhension totale tord leurs visages d'adolescents de seize ans. Eux, les surdoués, les solitaires, refusent ce départ forcé vers la lointaine Presqu'île de Crozon. L'exil leur paraît une punition. Ils ignorent les secrets de famille tapis là-bas. Ils ignorent surtout la menace imminente.
Pour eux, seule leur terre compte.
— Non, nous ne le voulons pas !
Laissez-nous à l'Anse Trabaud !
Vous ne pouvez pas choisir pour nous sans notre avis !
Jeanne et Athanase serrent les deux garçons contre leurs poitrines tremblantes.
Les adultes pleurent en silence, le cœur brisé par ce déchirement nécessaire.
Les adolescents ne saisissent pas la nuance.
Ils ne voient dans ce geste qu'une trahison, alors qu'il s'agit d'une mesure de protection indispensable.
— Courage, mon fils, courage, mon petit-fils, murmure Athanase d'une voix brisée.
Les cousins montent à contrecœur dans la voiture.
À peine ferment-ils les portières que le chaos éclate.
Des coups de feu retentissent au milieu des champs de canne.
Un déploiement massif de gendarmes surgit de nulle part.
Les sirènes hurlent.
Des ambulances et des véhicules de secours envahissent la propriété dans un vacarme infernal. La panique s'empare de la plantation.
Le véhicule démarre en trombe.
Dans le rétroviseur, la plantation s'éloigne sous les tirs.
François et Loïc jettent un dernier cri vers le domaine qui s'effondre.
Pourquoi maintenant ?
 
            Prologue - mai 1939- Sainte-Anne-Presqu’île de Crozon
        « Au secours ! Non ! De quel droit choisir pour nous sans notre avis ? »
Mai 1939. Deux voix s'élèvent à l'unisson dans l'air lourd de la plantation de Sainte-Anne. François de Monclair et son cousin Loïc de Beauregard hurlent leur douleur. L'incompréhension totale tord leurs visages d'adolescents de seize ans. Eux, les surdoués, les solitaires, refusent ce départ forcé vers la lointaine Presqu'île de Crozon. L'exil leur paraît une punition. Ils ignorent les secrets de famille tapis là-bas. Ils ignorent surtout la menace imminente.
Pour eux, seule leur terre compte.
— Non, nous ne le voulons pas !
Laissez-nous à l'Anse Trabaud !
Vous ne pouvez pas choisir pour nous sans notre avis !
Jeanne et Athanase serrent les deux garçons contre leurs poitrines tremblantes.
Les adultes pleurent en silence, le cœur brisé par ce déchirement nécessaire.
Les adolescents ne saisissent pas la nuance.
Ils ne voient dans ce geste qu'une trahison, alors qu'il s'agit d'une mesure de protection indispensable.
— Courage, mon fils, courage, mon petit-fils, murmure Athanase d'une voix brisée.
Les cousins montent à contrecœur dans la voiture.
À peine ferment-ils les portières que le chaos éclate.
Des coups de feu retentissent au milieu des champs de canne.
Un déploiement massif de gendarmes surgit de nulle part.
Les sirènes hurlent.
Des ambulances et des véhicules de secours envahissent la propriété dans un vacarme infernal. La panique s'empare de la plantation.
Le véhicule démarre en trombe.
Dans le rétroviseur, la plantation s'éloigne sous les tirs.
François et Loïc jettent un dernier cri vers le domaine qui s'effondre.
Pourquoi maintenant ?
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