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Roman historique-overblog littérature-Crozon Martinique mer et secrets d'Etat sociétés secrètes

Roman historique-overblog littérature-Crozon Martinique mer et secrets d'Etat sociétés secrètes

Ombres Secrètes entre la Presqu’île de Crozon et la Martinique : un roman historique mêlant guerre, sociétés secrètes et mémoire collective

         

 

                    Chapitre 7 — Les Jumelles de la Presqu’île

 

 

 

Le silence s’abat brusquement, tranchant comme une lame.

François de Monclair, voix sèche, ordonne :

— On arrête.

Il jette un regard à chacun.

— Tout est terminé.

Personne ne répond, tout le monde comprend.

Les faits s’enchaînent, posés, sans émotion :

— Opium dans l’eau. Analyses positives.

— Passage à la Croix-Rouge.

— Un nourrisson enregistré, transféré.

— Adoption validée hier.

— Dépôt de plainte effectué.

Il fixe Roselyne, impitoyable.

— Et un compte, ouvert.

— Au centime près.

Un silence lourd, pesant.

— Tu répondras.

Hélène, Margot, leurs mains ne tremblent plus.

Elles murmurent enfin :

— Jacques Keraudren…

— Justine, née Kerdreux… nos parents.

Les noms tombent comme des pierres dans l’eau noire, lourds de sens.

— 23 mai 1925.

Un drame ancien, un héritage.

Une filiation noyée dans la mer, avant même leur naissance.

François de Monclair, détourne le regard.

— Vous cherchiez à comprendre.

Un souffle court, lourd de sens :

— Voilà.

La maison de Crozon, vieille, grinçante sous le vent, semble chargée de mémoire.

Trois silhouettes autresfois :

Hélène, Margot, Roselyne.

Une présence imposée, sans rôle de sœur.

La vérité ne possède ni réseau ni organisation tentaculaire.

Une seule faille :

Roselyne.

La naissance, nuit fermée, corps épuisés, esprits brouillés.

Mais une vérité demeure :

Céleste a vécu.

Janine sauve.

François voit.

Et malgré le chaos, une enfant respire encore.

La rupture ne survient pas par hasard.

Un geste, préparé, calculé, dans l’ombre, pendant que les autres luttent pour rester debout.

Le conte, refusé, glisse d’un rictus de François.

— On pourrait raconter ça comme une histoire.

Un regard dur, tranchant.

— Mais ce n’en vaut pas la peine.

Les gendarmes entrent.

Pas de fracas, seulement la fin d’un mensonge.

Roselyne, silencieuse.

L’héritage, la mer, les voix : tout revient, lourd, menaçant.

23 mai 1925.

Des hommes partis sauver.

Des corps engloutis.

Aucun retour.

Hélène ferme les yeux.

— Ils protégeaient déjà.

Margot poursuit, résignée.

— Et nous aussi.

Dernière ligne : tout se relie désormais.

Pas une légende, pas une rumeur.

Une naissance réelle.

Un enfant déplacé, une volonté, un acte.

Et dans le souffle du vent, un murmure s’élève, presque inaudible :

— Ce n’est pas fini.

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