Chapitre 7 — Ce qui revient
La nuit descendit. Dense. Silencieuse.
Roselyne glissa dans la maison. Ombre vive. Regard aigu. Elle traquait des secrets.
Sa présence piqua. Provoqua. Dérangea.
Elle voulait fissurer l’équilibre fragile d’Hélène et François.
— Trouves-tu une piste ? murmura Hélène.
Sa voix calmait. Sa tension vibrait dessous.
François chercha ses mots. Pensées emmêlées.
— Rien de solide. Seulement une sensation tenace.
Un silence pesa.
Roselyne resta en retrait. Pourtant, tout gravitait autour d’elle.
— Sa venue cache autre chose, lâcha-t-il.
Hélène plissa les yeux.
— Que désire-t-elle ?
François inspira lentement.
— Elle n’attaque pas. Elle éprouve. Elle pousse nos limites.
Un souffle froid passa. Le rideau frissonna.
— Et nous ? demanda Hélène.
— Tenir. Rester soudés. Ainsi, aucune prise possible.
Un rire discret fila dans l’ombre. Roselyne savourait déjà le doute semé.
Hélène fixa la silhouette. Défi mêlé de crainte.
— Nous résistons.
Sa main rejoignit celle de François.
Chaque geste pesa. Chaque mot frappa. Duel muet.
— Cette fois, je ne viens pas seule… murmura Roselyne.
Puis, disparition.
Le silence revint. Plus lourd.
Un froissement. Un craquement. L’attente grandit.
Côte à côte, ils tinrent. Calmes. Vigilants.
— Nos choix tracent notre voie, dit François. Restons fidèles. Rien ne nous brise.
Hélène hocha lentement la tête. Regard clair. Volonté ferme.
Le vent força dehors. Les arbres gémirent.
À l’intérieur, une chaleur naquit. Discrète. Tenace.
— Ensemble, nous franchirons tout, souffla Hélène.
Leurs regards s’unirent. Promesse sans paroles.
L’aube approchait. L’ombre reculait.
Ils avanceraient. Encore.
Dans ce fragile instant, une certitude s’imposa :
leur lien résistait à tou