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la presqu’île de Crozon et l’âme de la Martinique,
l’eau les sépare comme un miroir d’écume.
Sur l’île vierge, la plage des Salines renaît,
mais les pins s’alignent où les cocotiers auraient rêvé.
Cristal dans le rire des vagues, douceur sans pareil,
et le vent qui glisse, frais comme une confidences.
Là-bas, le sable se fait blanc comme un secret,
les falaises gardent des souvenirs de sel et de ciel.
Ici, la mer chante plus bas, plus prudent,
mais elle porte la même promesse dans son bleu.
Deux sœurs jumelles marchent au même rythme,
leurs pas se répondent, tissés d’un même souffle:
l’eau qui mord doucement les orteils,
la brise qui fait danser les mèches sous les cieux.
Les rochers racontent des histoires de marées,
les pins, des histoires de bois et d’embruns;
sur la côte, une même mélodie de horizons,
comme si le monde avait contracté une seconde peau.
Et quand l’horizon se tait, les regards se croisent,
et l’écume devient un poème qui ne choisit pas de langue:
une œillade bleue, un sourire de sel,
et la sensation — identique — d’être chez soi ailleurs.
Ainsi, deux terres, deux visages, deux sœurs,
disent au même monde: tu es là, et pourtant ici,
et ce lien ténu entre eau et roches, entre vent et lumière,
reste le même silence qui nous unit.